Un membre de la messagerie a fait connaître à JONAS un ouvrage qui situe le Vatican en 2035. Intéressant non ? En voici une courte analyse
"VATICAN 2035", par Mgr « Pietro De Paoli » chez Plon.
Il est a noter de ce Nom de Pietro De Paoli cache une personnalité qui, en raison de sa position dans l’Église, ne désire pas révéler son identité précise. Mais l’auteur est du sérail.
Derrière cette histoire-fiction de l’Église se profilent nos problèmes théologiques, disciplinaires, canoniques, pastoraux, politiques, scientifiques, médicaux … et enfin le monde.
En 1990, Giuseppe Lombardi, jeune italien, rencontre l’aumônier de son collège parisien. Il se mariera avec Chiara rencontrée à Rome aux JMJ de 2000. Benoît XVI démissionne en 2008. Le remplace un dominicain écossais. Jean XXIV, un programme : synodes continentaux, appel en vue du presbytérat de 2000 hommes mariés. Giuseppe, marqué par la mort de sa Chiara, il reste avec deux petites filles est ordonné prêtre en 2014.
La réaction s’amorce en 2015 à partir de Mexico. Pie XIII et les Templiers mènent cette réaction. Giuseppe doit s’exiler aux Indes avec ses filles. Il y négociera la Paix avec des terroristes islamistes. C’est la Black Décade. Une terrible épidémie sévit de 2014 à 2024. Punition de Dieu ? Alors repentance, restauration, suppression des jésuites, reconquête. Et du coup « choc des civilisations » entre islamistes, croisés « new-Bush » et déicitaires ( genre Onfray : toutes les religions sont homicides ). A Jérusalem un attentat détruit l’esplanade du temple et la mosquée. Le Moyen Orient et le monde sont à deux doigts de la guerre.
Enfin l’aube avec Sylvestre III, cardinal de Lyon, l’aumônier parisien de Giuseppe. Revenu d’exil ;Giuseppe est en mission pour la réconciliation à Jérusalem. Il sera Prix Nobel de la Paix en 2024. Le pape distingue une bénédiction de l’institution humaine du mariage de sa « divinisation » dans le sacrement de l’Alliance nuptiale. Il institue le tribunal de résipiscence pour des divorcés remariés, pénitents et réadmis à la communion. Il ordonne pour un clergé « curial » des hommes, certains mariés, présentés par leur communauté et des célibataires de type religieux dans un « clergé canonial » autour de l’évêque. Il meurt dans les bras de Giuseppe comme antéchrist, par un Monseigneur croate.
Vient l’heure du cardinal G Lombardi, Thomas I le 12 mars 2030. Quelques cardinaux laïcs sont nommés, dont trois femmes : la française, célibataire, elle fut théologienne en Sylvestre. L’épouse diplomate ghanéenne, la religieuse irlandaise de sœur Thérésa à Calcutta. L’évêque luthérien de Cologne est coprésident du Conseil pour l’unité des chrétiens. Jérusalem, capitale de deux états et des lieux saints des trois religions sont internationalisées. C’est le dernier coup de Thomas I et et son second Prix Nobel.
A la Pentecôte, après le songe de Jérusalem, les responsables d’autres églises sont invités par lui s’ils le veulent à monter à l’autel pour communier. Ce n’est pas la concélébration. Beaucoup de questions à résoudre encore ! Un Concile œcuménique est annoncé pour avancer vers l’Unité toujours à refaire. C’est pour son successeur. Il démissionne le 12 mars 2037. Il a échappé à un second attentat à Moscou ultra nationaliste orthodoxe, lors d’un pèlerinage privé qu’on lui a concédé. Il meurt le 12 juillet prés de son « fraternelle » son secrétaire particulier, l’auteur du livre. Une tasse de thé à la main écoutant un concerto de Ravel. Un premier attentat à Jérusalem l’avait déjà frappé. Une seule encyclique : « Remets ton épée au fourreau »
Au delà de péripéties romanesques d’appareil, il y a l’essentiel. Nos questions à chacune de ces 550 pages. Les bonnes réponses ? Rendez-vous en 2038.
Sainte Colère
La colère est, dit-on, l'un des sept péchés capitaux .. Et bien que le principal protagoniste de ce roman soit un homme coléreux, sanguin, volcanique parfois, ses emportements ne sont pas le sujet de l'histoire que j'ai choisi d'écrire. Mais c'est ma colère, en revanche, qui fut indiscutablement à l'origine de ce livre.
Il y a quelque temps, je m'agenouillai dans l'obscurité d'un confessionnal. Et je fis cet aveu à un prêtre, dont je ne vis pas le visage, et à qui le mien demeura caché: la fureur m'envahissait et la colère attristait mon âme à la vue de mon Église, incapable de proclamer la foi qui la fait vivre, impuissante à offrir à nos contemporains une parole de sens recevable et crédible.
Dans cette confession, je n'accusais pas 1'« Église». Comme certains des personnages de ce roman, quand je parle de l'Église, je ne dis pas « elle », mais « nous ». Et ce jour-là, je m'accusais donc moi-même de participer à ce silence; je confessais surtout la colère qui me rendait si aigre, qui nourrissait ma hargne, mon mécontentement, mon pessimisme.
Mon confesseur, sans doute un brave homme, ne savait pas bien sûr à qui il s'adressait. I1 me prêcha l'humilité: « Faites ce que vous pouvez, ce qui est à votre portée. » I1 ne me le dit pas, mais il pensait certainement: « Vous n'êtes qu'un serviteur ordinaire, mêlez-vous donc de ce qui vous concerne. » Son conseil, sa résignation me jetèrent dans une colère plus grande encore, et je crains d'avoir reçu ce jour-là l'absolution sans esprit de repentir ...
M'aurait-il parlé aussi librement s'il avait vu mon visage, s'il avait vu qui j'étais ? Certes non. Ainsi en est-il, également, pour ce livre: que chacun le lise pour ce qu'il raconte, pour ce qu'il propose; qu il le juge selon ses qualités et ses défauts, sans être influencé par la personnalité de l'auteur, ce qu'il a fait et ce qu'il a omis, ce qu'il est et ce qu'il a été.
S'il s'était agi d'un traité ou d`un essai, peut-être aurait-on trouvé des traces de mon amertume dans les pages qui vont suivre. Mais pour rêver l'avenir de l'Église, j'ai finalement préféré créer des personnages de chair et de sang- Giuseppe, Paddy, Paul, Leah, Jeanne-Marie, Rate, Pietro, Monica, Simon, Marc ... Ces chrétiens des cinq continents sont des hommes et des femmes exceptionnels, certes, mais aussi parfois défaillants, limités, impuissants. Ils ressemblent à beaucoup de gens que je connais, ils sont nés parfois sous ma plume du souvenir ou de la contemplation d'amis, d'intimes.
Lisant dans le marc de café de notre temps, je me suis essayé à placer ces protagonistes de papier devant les circonstances et les défis, les drames, les attentes et les questions dont accoucheront peut-être les décennies qui viennent.
La Parole que je porte est plus grande que moi; la foi qui me fait vivre ne m'appartient pas; permettez que je sois le serviteur ordinaire, qui s'efface devant celui qui sert, permettez que mon identité s'estompe au profit de l'espérance dont j'ai voulu témoigner dans les pages qui suivent.
Monsignore Pietro De Paoli Bernard, ami de JONAS a transmis quelques informations :
Bonjour,
J'adresse ce document aux titulaires d'une adresse internet de C.E.L.(Croyants en liberté ) Je l'ai trouvé, sur internet, (ce qui - et j'ai bien conscience de le répéter sans relâche ... - montre doublement l'utilité, tout simplement l'utilité, de se doter de ce moyen de communication et de connaissance) à l'occasion d'une recherche de données sur "Les Vocations", en vue d'un article qui m'a été demandé.
Outre l'ensemble des informations que donne ce document (sans oublier que ce qui se passe aux USA préfigure très souvent ce qui va arriver à tout pays lorsqu'il deviendra "développé") j'ai noté plus particulièrement - en ce qui concerne nos réflexions sur l'Eucharistie que nous menons à Croyants en Liberté. - les deux dernières lignes. Il aurait été intéressant de savoir quel est l'âge et le niveau d'"éducation" (dans les pays anglosaxons ce mot inclut les études), de culture, parmi les 70% et les 30 autres %.
Statistiques du déclin du catholicisme aux Etats-Unis
Source: Index of Leading Catholic Indicators: The Church Since Vatican II, par Kenneth C. Jones - date : 11/1/2003
- Prêtres
Alors que le nombre de prêtres aux Etats-Unis avait plus que doublé entre 1930 et 1965 atteignant le chiffre de 58.000, depuis lors ce chiffre est tombé à 45.000. En 2020, il y aura 31.000 prêtres – dans le meilleur des cas – et plus de la moitié de ces prêtres auront plus de 70 ans. - Ordinations
En 1965, 1.575 nouveaux prêtres étaient ordonnés aux Etats-Unis. En 2002, le nombre était de 450 : en 1965, seulement 1% des paroisses américaines était sans prêtre.
Aujourd’hui, il y a 3.000 paroisses sans prêtres, soit 15% de toutes les paroisses américaines. - Séminaristes
Entre 1965 et 2002, le nombre de séminaristes a chuté de 49.000 à 4.700, un déclin de plus de 90%. Les deux tiers des 600 séminaires en fonctionnement en 1965 sont maintenant fermés. - Religieuses
En 1965, il y avait 180.000 religieuses catholiques. En 2002, ce nombre est tombé à 75.000 et l’âge moyen d’une religieuse catholique est aujourd’hui de 68 ans.
En 1965, il y avait 104.000 religieuses enseignantes. Aujourd’hui il y en a 8.200, un déclin de 94% depuis la fin de Vatican II. - Ordres religieux
Pour les ordres religieux en Amérique, la fin est en vue. Prenons à titre d’exemple les Jésuites : en 1965, 30.559 jeunes gens étudiaient pour devenir prêtres jésuites. En 2000, ce chiffre est de 389.
Pour les religieux, la situation est encore plus désastreuse: en 1965, il y avait 912 novices chez les Frères; en 2000, ils ne sont plus que sept. Chez les Franciscains, le nombre est tombé de 3 379 en 1965 à 84 en 2000. - Écoles catholiques
Presque la moitié de tous les lycées catholiques aux Etats-Unis ont fermé depuis 1965. Le nombre d’étudiants est tombé de 700.000 à 386.000. Les écoles paroissiales ont connu un déclin encore plus grand. Environ 4.000 ont disparu, et le nombre d’élèves les fréquentant est tombé en dessous de deux millions – au lieu de 4,5 millions.
Bien que le nombre de catholiques américains ait augmenté de 20 millions depuis 1965, les statistiques montrent que la puissance de la croyance catholique et la dévotion à la foi sont loin d’être ce qu’elles étaient. - Mariages catholiques
Les mariages catholiques ont diminué d’un tiers depuis 1965, tandis que le nombre annuel d’annulation est passé de 338 en 1968 à 50.000 en 2002. - Assistance à la messe
Un sondage Gallup de 1958 affirmait que trois catholiques sur quatre allaient à l’église le dimanche. Une récente étude de l’Université de Notre-Dame fait état d’une proportion inverse: un sur quatre.
Seulement 10% des professeurs laïcs de religion acceptent maintenant l’enseignement de l’Église sur la contraception. 53% croient qu’une catholique peut se faire avorter et rester une bonne catholique. 65% croient que les catholiques peuvent divorcer et se remarier. 77% croient que l’on peut être un bon catholique sans aller à la messe le dimanche.
Selon un sondage effectué par le New York Times, 70% de tous les catholiques entre 18 et 44 ans croient que l’Eucharistie est simplement un "rappel symbolique" de Jésus.
Que penserait l’auteur de « Vatican 2035 » de ces statistiques ?
Notez bien que le Courrier de JONAS 35 est publié et disponible. A demander JONAS Presbytère de Gouville 27240 GOUVILLE. Ce numéro tente de calmer JONAS en lui disant : »Allons, JONAS, ne fais pas ta crise… Souviens-toi de ce que disait Paul : « Il n’y a plus ni hommes ni femmes. »
Amitié à tous
JONAS
Jonas dans Ninive